Le Nouvel An Chinois

 

 

Fête agricole à l'origine, la fête du Printemps tombe le premier jour de l'année lunaire chinoise, qui est en retard d'environ une vingtaine à une trentaine de jours sur le Nouvel An du calendrier grégorien. Remontant à la dynastie des Shang (environ 17e-11e siècles avant notre ère), elle est née des activités qui consistaient à offrir un sacrifice aux divinités ou aux ancêtres au début de l'année.

Les paysans profitaient de ce moment de l'année pour faire des vœux pour une bonne récolte. Fixée la 2e lune après le solstice d'hiver, elle fait partie d'un cycle de douze années (12 rameaux terrestres), chacune correspondant à un animal: :rat, bœuf; tigre, lièvre, dragon, serpent, cheval, bélier, singe, coq, chien et porc.

Comme Noël dans les pays occidentaux, la fête du Printemps est la plus importante fête en Chine. C'est le jour de réunion de tous les membres de la famille. Les personnes qui ont quitté leur pays natal doivent rentrer chez elles. C'est pourquoi chaque année, plus d'une dizaine de jours avant la fête, le transport est plus intensif que jamais. Ces jours-là, des foules affluent comme des vagues dans les gares, les stations d'autocars et les aéroports.

Le soir de la veille de la fête et les trois premiers jours du premier mois sont les plus importants. Lancer des pétards est l'une des traditions représentatives de la fête du Printemps. Les éclats des pétards peuvent chasser les démons et on prie, au son des pétards, pour la paix et le bonheur.

Plusieurs fêtes traditionnelles chinoises tirent leur origine dans les activités agricoles. Dans les temps anciens, quand les cultivateurs rentraient une abondante récolte, ils organisaient des réjouissances publiques. Lors des désastres naturels, ils faisaient des sacrifices aux Dieux et aux ancêtres pour obtenir leur bonne grâce. Les variations saisonnières du climat, telles que la floraison printanière et la vive clarté de la lune en automne, soulevaient aussi en eux le désir d'avoir de beaux jours. Finalement les activités de ce genre se faisaient fréquentes pour devenir des rites. La Fête du Printemps est la plus grande célébration de ce type en Chine. A ce que l'on sait, elle était à l'origine un sacrifice que l'on faisait en hiver dans la société primitive. Entre la fin de l'hiver et le début du printemps, le clan tenait une grande réunion, où les participants apportaient des produits de chasse, de pêche et agricole. Ils sacrifiaient ces aliments en remerciement Dieu, puis les ancêtres, pour la bénédiction accordée à la nature (montagnes, fleuves, soleil, lune et étoiles). Après la cérémonie, ils partageaient les offrandes, tout en dansant et chantant à satiété.

La célébration n'était pas régulière au début. Elle est devenue plus tard une coutume à la fin de chaque hiver. Au fil des années, on la fixait entre les derniers jours de l'année courante et les premiers jours de l'année suivante. Après l'effondrement de la société primitive, le sacrifice a changé de forme et de contenu. Il est devenu une fête saluant le départ de l'année passée et la venue du nouvel an d'o le nom de la Fête du Printemps.

Les dates des fêtes traditionnelles chinoises sont déterminées selon le calendrier lunaire. La Fête du Printemps donne le coup d'envoi du Nouvel An Lunaire. Elle s'appelle aussi Guo Nian en chinois (littéralement « traverser guò过 l'année nián年) mais on donne une autre étymologie à cette expression « se tenir à l'écart du monstre Nian ».

Les légendes sont diverses au sujet de l'origine de Nian. La version la plus répandue est que Nian était un animal féroce légendaire de l'époque antique. Il avait le corps d'un taureau et la tête d'un lion. Se réfugiant dans les profondeurs des montagnes, il dévorait de petites bêtes pour ses repas. Au plus fort de l'hiver, faute de gibiers suffisants, il quittait son antre pour aller dans les villages du voisinage où il attrapait des animaux domestiques et même des êtres humains. Par peur de sa férocité, les villageois fuyaient leur foyer. Longtemps après, les gens se sont aperçu que Nian, bien que cruel, redoutait trois choses : la couleur rouge, le feu vif et le bruit étourdissant. Ils ont trouvé ainsi les moyens d'empêcher Nian d'entrer dans le village.

C'est pour cette raison qu'avant l'intrusion du monstre Nian on peignait en rouge la porte de la maison et que l'on allumait un feu devant. En outre, les villageois frappaient des objets pour faire du bruit. Ainsi, la bête n'osait plus y pénétrer.

Cette tactique est devenue ensuite la tradition qui continue d'année en année. Plus tard, les gens ont trouvé que le bambou, une fois brûlé, produit un son d'explosion. Au fil des années, le bambou brûlé fit place aux pétards. C'est conformément à cette tradition que les Chinois d'aujourd'hui font toujours éclater des pétards pendant la Fête du Printemps.

Source Chine-culture.com

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